Tournesol : Je m’alimente « tout cru » seulement depuis la 18e semaine de ma grossesse (je suis à 27 semaines maintenant). Je me suis toujours dit que pendant la grossesse, je préférais écouter mes envies et mes besoins que me fixer un objectif 100% cru. Au début, tout ce que je mangeais avant, et que je mange actuellement (de la verdure et des légumes à profusion (en soupe, en salade et en jus), beaucoup d’algues et de fruits, quelques noix, certains super aliments - et des desserts crus

) me donnait la nausée.
L'alimentation s'est placée naturellement et graduellement vers la fin du premier trimestre (12e semaine) et ça se passe super bien désormais. Je suis pleine d'énergie, et outre mon rythme un peu plus lent, je pratique toutes les activités de plein air que j'aime. Aussi, je ne suis pas constipée (comme bien des femmes enceintes le sont) et ça m'aide à me sentir super légère dans mon corps.
Il me reste encore tout un trimestre et, été aidant, j’ai envie de poursuivre ma grossesse en m’alimentant « cru ». J’ai lu pas mal d’infos sur ce sujet et je pense même que ça peut aider à faciliter l’accouchement et les « relevailles ». Je reste convaincue que, si tu es bien avec ton choix, l’alimentation vivante est hyper complète pour la femme enceinte. Attends-toi à te faire poser BEAUCOUP de questions et à voir ton choix contesté par ton médecin ou ta sage-femme, mais si t'es déjà crudivore, tu dois être habituée, non? Le meilleur truc est d'écouter son corps et son bébé. L'instinct maternel commence là, en pleine grossesse, et tu es la seule à savoir vraiment bien si tu reçois tous les nutriments nécessaires, même si tu n'engraisses pas des "30 livres ou plus " habituelles!
Il y a peu d'infos en français sur la grossesse et l'alimentation vivante, mais si tu lis l'anglais, fais une recherche Google en tapant "raw pregnancy", et tu trouveras une tonne d'infos, de blogues inspirants, etc. Dans son livre "Conscious Eating" (il est probablement disponible en français), Gabriel Cousens consacre un chapitre entier sur l’alimentation vivante pendant la grossesse.
Pour ce qui est d’élever un « bébé cru », mon fils de 2 ans et demi n’est pas « crudivore », il mange de tout : il est végé et souvent cru à la maison, il mange un repas « omnivore » 3 midis par semaines à la garderie (le menu est quand même ok, pas mal de végé, mais parfois de la viande) et lorsqu’il va à des fêtes d’enfants (1 ou 2 fois par année pour l’instant) ou chez ses mamies (pas si souvent non plus, elles sont éloignées), je ne pose pas de restrictions (et je vois la différence dans son comportement). Je préfère lui offrir cet équilibre que de lui imposer une différence qu’il n’a pas choisie.
De toute manière, comme la majorité du temps, il mange hyper bien (même menu que ses parents, il adore les algues, les jus verts et les noix) il est super en santé. À 2 ½ ans, il n’a eu que 2 petits rhumes qui sont passés très vite, alors que tous les enfants qui nous entourent ont déjà pris des antibios plusieurs fois à cet âge! Je remarque aussi qu’il a une très grande capacité de concentration, c’est un enfant hyper énergique mais capable de beaucoup de calme aussi.
C’est plus difficile d’élever un enfant à l’alimentation 100% crudivore que d’avoir une grossesse 100% crue, mais ce n’est pas impossible. De un, tout le réseau et la société qui l’entourent favorisent le contraire. De deux, leurs besoins sont différents des nôtres : plus de protéines, plus de gras. Il faut être bien informé. Encore là, les infos abondent en anglais sur le sujet.
L'intégration de purées "crues" est un peu plus complexe, ça prend vraiment un vitamix. Surtout, il faut bien s'informer sur les étapes d'intégration des divers types d'aliments. Une purée de sarrasin cru et germée se digère différemment du fameux "Pablum" - BEURK! Faut juste être vigilant, mais ça se fait. Du 6e mois, jusqu'à la fin de l'allaitement (14 mois), mon fils a mangé presqu'uniquement des purées d'aliments crus.
Je m’excuse de la longueur de ma réponse! Si t’as des questions précises, n’hésite pas! Ça va me faire plaisir d’y répondre.